Séjour où des corps vont cherchant chacun son pas dans la neige. Assez triste pour permettre de pleurer en vain. Assez restreint pour que toute maison gelée soit vaine. C'est l'intérieur d'un chasse-neige sombre ayant cinquante mètres de pourtour et seize de haut pour la glace. Crise de nerfs. Sa nuit polaire. Son chapeau. Sa villa dévastée comme si les quelques quatre-vingt mille centimètres carrés de la chaise au fond de la crevasse totale émettaient chacun sa baleine morte. Le frisson qui l'agite. Il se calfeutre de loin en loin tel un ours arctique sur sa fin. Tous se cuirassent alors. Leur col de fourrure va peut-être finir. Au bout de quelques secondes tout sommeille.
Bidouille (Nordmann)
| faites muter vos textes |
le fil info |
| géographie |
poèmes automatiques |
expliquez-
moi |
la genèse mutée |
... plus ... |
| nos romans |
| encre |
menu |
| contact |